Le premier jour…

6h, le réveil sonne, nous somme le dimanche 27 Juillet 2008. Il est l’heure de se préparer pour notre voyage moto. La veille nous avons fait la fête, modérément certes, mais nous nous sommes couchés tard. Douche, petit déjà, on se prépare, on charge les motos, surtout Ludo qui avait besoin d’au moins une demi-heure pour tout installer sur sa moto. On aurait cru qu’il avait emporté toute sa maison, comme une vraie femme. Ce que Ghost ne dit pas, c’est que cela faisait déjà 2 semaines que j’étais parti aussi donc faut bien amener des rechanges. Pendant qu’il charge sa monture, j’effectue le road book de la journée. Nous avions fait un récapitulatif la veille. Surtout je lui avais indiqué les grandes étapes afin qu’il puisse les entrer dans son GPS. Moi je reste à la vielle école, la carte dans la sacoche de réservoir, avec une feuille m’indiquant les routes et les villes, à l’ancienne.

Il est à peu près 7h15, les motos sont prêtent. Le plein est fait, les chaînes sont graissées, les packages sont installés. Il fallait voir çà, nous étions bien chargés. Si nous avions des bourricots à la place de nos motos, ça aurait été pareil. Le soleil est au rendez-vous, on allume les moulins. On se rend compte qu’il fait un peu frisquet. Pendant que les moteurs chauffent, je fais un récapitulatif rapide de la route du jour.

Nous sommes chauds, les motos aussi, nous mettons les gazzz sur Rochechouart. Je vous garantie qu’un dimanche matin à 7h20 du mat, il y a pas grand monde dans les rues, même s’il fait un temps magnifique. Nous prenons la D741 en direction de St-Maurice-la-Clouère, où nous nous dirigeons sur la route de Rochechouart. Nous traversons la ville de Confolens en Charente. Nous nous rapprochons de Rochechouart. Sur la départemental D948, nous prenons la direction de Chabanais, où nous fîmes une pause.

Belle vue de la Vienne

Belle vue de la Vienne

Nous profitons de cette jolie ville qui donne sur la Vienne. Nous prenons place sur la terrasse d’un café, pour prendre évidement un café. On s’était dit qu’il été un peu tôt pour attaqué un demie ou whisky (et encore des motards alcoolique). Après le café, on profite pour prendre quelques photos de ce sympathique lieu.

Jolies fleurs au bord de la Vienne

Jolies fleurs au bord de la Vienne


 
A cette heure encore matinal, environs 8h20, visiblement seul quelques habitués du quartier sont présents, dont certains d’entre eux nous observent d’un regard curieux… Se demandant, qui sont ces deux petits gars  avec des motos chargés comme des mules. Nous avons effectué 91 km tranquillement de ligne droite, Ludo me demandant d’augmenter un poil le rythme, ben j’avoue que je m’endormai à mon guidon surtout à une heure aussi matinale et de plus  dans les lignes droite.

A partir de maintenant la route commence à être sinueuse, surtout après Rochechouart. Et oui, nous nous rapprochons de la région du Limousin. Chabanais n’est qu’à une cinquantaine de kilomètre de Limoge. Et nous somme à 11 km de Rochechouart. Nous reprenons la route pour Rochechouart sur d29. Connaissant un peu la ville, je décide qu’on fasse un rapide tour du centre-bourg qui est charmant comme tout. Notamment il y a un château très bien restauré, qui abrite la sous-préfecture de la Haute-Vienne. Les rues ont gardé l’architecture du moyen-âge, avec les maisons médiévales.

Après avoir traversé les rues pittoresques de Rochechouart et les grandes plaines du Haut-Poitou et de la Vienne, nous prenons la direction du Limousin et du Massif Central. A la sortie de Rochechouart nous prenons donc la D10, pour nous diriger sur Aixe-sur-Vienne. Lorsqu’on attrape la route, après quelques kilomètres, c’est la grande surprise! L’enfer de tous les motards, une route de pleine compagne, limite profonde était doté une bonne épaisseur de gravillons. C’était une vrai piste de glissade et ce n’était pas vraiment le moment d’atterrir les dents plantés dans le tronc d’un arbre, ni à s’amuser à colmater les trous dans la moto!  Donc à la vue de cette patinoire de gravies, nous coupons les gaz et serrons les fesses en attendant cette dangereuse traversée. Cette a été refaite sur une bonne dizaine de kilomètres. Une fois sortie de la patinoire en un seul morceau, et voilà que ca recommence quasiment jusqu’à Cognac-la-forêt. Ensuite nous prenons la direction d’Aixe-sur-Vienne. Puis nous prenons la D32 en direction de Limoge, mais on quitte la route quelques kilomètres après Aix-sur Vienne pour prendre la direction de Solignac, puis le Vigne à coté de l’autoroute A20, juste au sud de Limoge.

Dans cette région, on commence à apprécier les premiers virolos. Et je me suis dit qu’à deux heures de routes de chez moi, je pourrais venir y faire une moyenne balade dans le coin de Limoge lors de la belle saison.

A l’approche d’Eymoutiers, il est aux environs 12h30 bien tassé. On s’arrête donc a ce village pour y casser la croûte. Sauf qu’il est dimanche et que nous sommes dans un village de campagne. Et bien sûre nous avions tout prévus, euh… enfin presque. Car nous n’avions pas prévus que le dimanche, les magasins sont fermés! Heureusement il y avait une boulangerie. On y pensait pouvoir y trouver des sandwiches et roule Raoul, ca repart. Et bien non! Encore une fois nous avions tout faux! On y achète du pain, et la boulangère nous indique une boucherie d’ouverte non loin d’elle. Ouf on est presque sauvé. Enfin presque car vu l’heure qu’il était, un dimanche dans un village perdu dans la campagne Limousine, la boucherie était quasiment dévalisée… Après un examen attentif de la boutique on se décide pour du pâté. Viens maintenant de trouver un endroit où l’on pourrait manger. C’est alors qu’à l’approche du village, à quelques kilomètres, nous avions aperçu un lac sympa sur notre droite depuis la route. Nous partons alors à sa recherche.

Ceci ce ne fut pas trop compliqué. Une fois arrivé au lac, on s’y pose tranquillement pour casse croûté. Il n’y avait vraiment pas foule autours du lac. L’atmosphère du lieu est sereine, d’une tranquillité extraordinaire à faire mourir un mort, comme en témoigne la photo.

pause-midi

On comprend mieux quand on remarque qu’il y a un camping, mais dont la moyenne d’âge ne descend pas en dessous de la cinquantaine. Avec Ludo, nous cherchons un peu de jeunesse aux alentours. Rien de rien, nous n’avons qu’un panorama ennuyeux de vieillards en maillot de bain… Il n’y avait même pas l’ombre d’une jolie créature rodant dans les parages. Désœuvrés que nous étions, nous mangions en nous racontant quelques conneries comme nous avions toujours l’habitude de faire.

Nous  nous reposions un coup avant de repartir. Puis nous nous remettions en selle après un rapide briefing pour fixer le reste de la journée. En retraversant le village d’Eymoutiers, où on profite pour faire le plein à la station du village qui était encore ouverte. Une fois les bêtes abreuvées, nous mettons le cap sur Bort-les-Orgues en passant par Meymac. Où la route commence à être de plus en plus chouette car on commence à rentrer dans la région du Massif Central. En arrivant sur Bort-les-Orgues, nous avons une vue sympathique dans la descende sur le barrage.

Bord les Orges

Bord les Orges

C’est le barrage sur la Dordogne juste avant les gorges de la Dordogne. Le lac est sympa à voir. Mais sans nous tarder d’avantage, nous reprenons la route. C’est à partir de Bort-les-Orgues que nous avons une route vraiment sympa. C’est la départemental qui relie Bort-les-Orgues à Condat, la D679. Au départ on peine à trouver l’embranchement de la route. On tourne un peu comme des bourricots après une carotte, alors que le GPS de Ludo nous donne des directions bizarres. On trouve finalement notre route. C’est avec bonne surprise que l’on découvre un cadre fort sympathique. C’est une route sinueuse de 32 km, comme on les aime, encadrée de végétation longeant une minuscule rivière. Par contre nous n’avions jamais vu une route aussi peu large et tant sinueuse. Il ne fallait surtout pas rencontrer un camion. D’un coté c’est le rocher ou la forêt, puis de l’autre la rivière quelques mètres plus bas. Cependant cette route est classée route découverte par Michelin. Nous nous arrêtions à environs mi-chemin sur un point pour apprécier la magnifique vue de la rivière, mais aussi du cadre. (Photo ici)

Après cette courte pause, nous repartions sur cette route sinueuse longeant la falaise. Les virages sont vraiment très serrés et la route pas vraiment large. Enfin on commence à prendre plaisir. Nous arrivons à Condat, dans le Cantal, où nous rattrapons la route D978 pour mettre le cap sur le Puy de Dôme.  Après quelques kilomètres d’enrober, on découvre une superbe route, virolante avec de grandes et larges courbes, le tout dans un paysage légèrement vallonné. Que du bonheur !!! Sur cette route qui mène vers Clermont-Ferrand, en se rapprochant de Super-Besse et Besse-et-St-Anastaise, on se fait rattraper par un certain nombre de motards du coin.  Alors malgré la circulation et l’absence totale de connaissance de la route, nous poussons un peu le rythme, histoire de s’éclater un peu. D’ailleurs à un moment, Ludo étant dans mes roues, enfin en essayant d’y rester ;) avait mis sa camera en marche. Le seul hic, c’est que lors du voyage aller de Ludo, l’antichoc de la camera en a tellement était secoué qu’il se déclenche maintenant à chaque mini-choc. Donc du coup, nous n’avons aucunes vidéos de nous, quel dommage…  Alors enchaînant les virolos jusqu’à la ville de Murol, on prend la direction de St-Nectaire, ville où l’on s’arrête prendre une ptit’bière. Mais auparavant, il nous a été impossible de trouver la bonne direction. Car nous voulions de St-Nectaire passer à Le Mont-Dore et revenir sur nos pas sur Besse et St-Anastaise. Donc le hic, alors que nous étions sur la route entre Murol et St-Nectaire, on était perturbés entre les panneaux, la carte et le GPS. Et là aussi bien Ludo que moi-même restions complètement incompétent face à ce mystère directionnel. Donc du coup on décide d’aller à St-Nectaire pour aller se rafraîchir. D’autant que par le beau temps, il fallait abreuver aussi les hommes qui chevauchent les montures métalliques. En reprenant la  direction de St-Nectaire, on recroise les hommes en bleu, qui devaient se demander ce qu’on faisait. Que du bonheur que de se boire une “Tite binouze” sur une terrasse ensoleillée. Il devait être aux environs de 16h, lorsque nous repartions sur nos destriers mécaniques. On décide donc de prendre directement  la route en direction de mon cousin. Etant légèrement paumé, sans l’être véritablement, c’est Ludo avec  son GPS qui ouvra la route. En repartant de Murol, on croise une nouvelle fois ces mêmes personnages en habit bleu, se disant qu’il ne fallait mieux pas qu’il nous arrête après notre demie dans le gosier, oui j’avoue que j’ai même cru qu’ils allaient à force de passer devant eux nous arrêter pour savoir se que l’on fabriquer et surtout avec nos pot non homologué surtout toit JP. Avant d’arriver à St-Saturnin, il nous restait quelques kilomètres à parcourir. Nous arrivions enfin chez mon cousin et sa famille vers 17h. Nous étions arrivés à la fin du l’étape du jour, qu’il fallait donner un coup de main assez spécial.

Lorsque nous sommes arrivés, nous étions chaleureusement accueillis par Vincent, mon cousin, puis par Sylvie, sa femme, puis part les enfants, trois. Nous étions content d’arriver pas trop  tard et mais aussi pour que nous puissions nous rafraîchir un peu, car il avait fait chaud ce jour là.  Puis nous nous mettions au travail avec Vincent, Ludo et moi. Le travail, enfin le casse-tête, c’était de mettre un avion en pièces détachés, fuselage, aile et ailerons dans le garage. Sachant que le garage ne fut pas au même niveau que la chaussé, mais envions 1 m en dessous, avec une rue de la largeur qu’à peine deux voitures peuvent se croiser de front. Voilà la mission. Je vous garantis que ce ne fut pas une parti de plaisir. L’histoire est que Vincent était parti chercher un projet d’avion de voltige à Rouen durant le week-end, qu’il venait de racheter. Je ne vais pas raconter tous les détails de la manœuvre. Seulement que Vincent à griller l’embrayage de la voiture de sa femme, mais tant bien que mal, nous avions réussi à rentrer malgré les contraintes naturelles imposées, le fuselage ce qui a était le plus dur, les ailes et les ailerons dans le garage.

A la fin nous trouvions ça amusant de faire se genre d’opération, car ce n’est pas tous les jours que l’on a l’occasion de mettre un avion en pièces détachés dans un garage. Ceci étant fait, avec plaisir que nous profitions du repos, bien mérité, d’une bonne douche et d’un apéritif pour terminer cette riche journée.

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